La proportion, une harmonie calculée durant la Renaissance

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Propos

La proportion, une harmonie calculée

In LA RENAISSANCE DE L’ARCHITECTURE, BERTRAND JESTAZ, Éditions Gallimard, Paris (1995).

Citation sur la relation entre les consonances musicales et l’architecture

La proportion enfin, c’est-à-dire le rapport entre les dimensions, fut un des soucis prédominants de la Renaissance.
Le Moyen Âge n’en avait eu qu’une notion simpliste, réservée à l’architecture religieuse, où dans les meilleurs cas on tentait de fonder le rapport entre la hauteur et la largeur d’une nef sur une figure géométrique simple, le carré ou le triangle.

La Renaissance, consciente de la vertu des nombres et soucieuse de mesures précises, voulut retrouver par le calcul le principe même de l’harmonie. Dès le début du XVème siècle, Brunelleschi s’y appliqua (...) Il fallait toutefois un véritable humaniste comme Alberti pour remonter à la théorie des proportions harmoniques élaborée dans l’Antiquité: Pythagore avait établi que les intervalles consonants en musique reposaient sur des rapports de longueurs – celles des tuyaux d’orgue ou des cordes vibrantes – qui étaient de 1 à 2 (l’octave), de 2 à 3 (la quinte) et de 3 à 4 (la quarte); Platon dans le Timée en avait déduit que l’harmonie immanente du monde, qui se révélait par les consonances musicales, reposait sur la progression géométrique des nombres au double (1-2-4-8) ou au triple (1-3-9-27) de l’unité. Alberti vit dans de tels rapport le moyen d’établir les proportions idéales: ainsi l’architecture posséderait la même harmonie naturelle que la musique, et l’idée d’une parenté fondamentale entre les deux arts devint courante dans les traités d’harmonie.
 

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Sujet: 
La relation entre les consonances musicales et l’architecture
Date: 
1995
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